LUC PLAMONDON

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Né à Saint-Raymond de Portneuf, Luc Plamondon grandit à la ferme de son père, éleveur de chevaux. Enfant, sa tante Augustine, organiste à l’église du village, lui apprend le piano et lui fait jouer des rôles dans des opérettes qu’elle monte à la salle paroissiale. Premier de classe à l’école, le curé du village l’envoie à douze ans au Séminaire de Québec dans le but qu’il devienne prêtre.

C’est pendant qu’il poursuit son cours classique au Collège des Jésuites, au tournant des années 60, qu’il découvre, adolescent, toute la grande chanson française d’Aznavour à Gainsbourg, tout en dansant sur le rock’n’roll d’Elvis Presley. Il commence secrètement à écrire des chansons et des pièces de théâtre. Son premier choc de comédie musicale fut l’opéra de Quat’sous de Bertold Brecht et Kurt Weill qu’il voit au Théâtre Capitole de Québec.

Après un bac en Pédagogie à l’Université Laval, il poursuit des études en Lettres à l’Université de Montréal, puis l’Histoire de l’Art à Paris, et pendant 4 ans les langues modernes  à Madrid, à Rome, à Berlin et à Londres (où il est conquis par les Rolling Stones et les Beatles, il voudrait écrire comme eux en français).

Suivra une année d’errance aux États-Unis. À New York, il se gave de comédies musicales, puis, à San Francisco, il tombe sous le choc de « Hair », le premier rock musical, l’étincelle qui l’amènera dix ans plus tard à écrire Starmania, dont la création à Paris sera dirigée par… Tom O’Horgan, le célèbre metteur en scène original de « Hair ».

C’est en revenant à Montréal qu’il écrit sa première chanson « Dans Ma Camaro », qui sera le hit de l’été 70. Il débute vraiment comme parolier pour la grande diva Monique Leyrac qui lui apprend son métier. C’est en Diane Dufresne cependant qu’il trouvera son interprète fétiche, pour qui il écrira 75 chansons. Considéré comme le premier parolier rock de la langue française, il est appelé dans les années 70 – 80 à travailler pour les Julien Clerc, Catherine Lara, Robert Charlebois, Françoise Hardy, Johnny Hallyday, Ginette Reno, Nicole Croisille, Petula Clark, Murray Head. Sa carrière de parolier atteint un sommet en 1992, avec « Dion chante Plamondon », un album hommage que lui consacre Céline. Distribué dans le monde entier, il se vend à 2 000 000 exemplaires. « L’amour existe encore » demeure pour Luc sa chanson d’amour préférée parmi celles qu’il a écrites et « Ziggy » devient le premier tube de la carrière adulte de Céline en France.

Peu à peu le parolier de stars cède la place à l’auteur d’œuvres dramatico-musicales.

En 1978, l’opéra rock Starmania (musique de Michel Berger) sort sur disque avec Diane Dufresne, France Gall, Fabienne Thibeault, Nanette Workman, Daniel Balavoine et Claude Dubois. Le spectacle est créé sur scène en 1979 au Palais des Congrès de Paris. Le succès immédiat et toujours grandissant des chansons de Starmania a donné lieu à de multiples productions dans différents pays au cours des quatre dernières décennies qui totalisent plus de 6 millions de spectateurs et autant d’albums. Une nouvelle production verra le jour à Paris pour les 40 ans en 2018.

Outre Starmania, il a créé cinq autres comédies musicales qui ont toutes vu Paris. En 1986, « Lily Passion » (écrite en collaboration avec Barbara) jouée par Barbara et Gérard Depardieu. En 1990, « La Légende de Jimmy » (musique de Michel Berger et mise en scène de Jérome Savary) avec Diane Tell, Nanette Workman, Tom Novembre et Renaud Hantson. En 1992, « Sand et les Romantiques » (musique de Catherine Lara et mise en scène d’Alfredo Arias), l’album des chansons étant interprété, autour de Catherine Lara, par Véronique Sanson, Maurane, Daniel Lavoie, Richard Cocciante et Daniel Lévy. En 2002, « Cindy » (musique de Romano Musumarra et mise en scène de Lewis Furey et Gilles Maheu) avec des interprètes de toute la Francophonie, dont Judith Bérard, Jay, Patsy Gallant, Murray Head, Assia, Franck Sherbourne, et Laâm dans le rôle titre. Et bien sûr, en 1998, l’évènement, « Notre-Dame de Paris » (musique Richard Cocciante, mise en scène Gilles Maheu et chorégraphie Martino Muller) avec Garou, Hélène Segara, Daniel Lavoie, Patrick Fiori, Luck Mervil, Bruno Pelletier et Julie Zenatti. Depuis plus de 18 ans, le spectacle connaît un succès international et totalise 12 millions de spectateurs et 10 millions d’albums.

Distinctions reçues par Luc Plamondon : 1989 Chevalier de l’Ordre du Québec, 1994 Légion d’honneur en France, 2002 Officier de l’Ordre du Canada, 1998 Médaille de la Ville de Paris,  2008 Médaille de la Ville de Québec, 2009 Médaille de l’Assemblée Nationale du Québec, 1999 Prix du Gouverneur général du Canada, 2003 Prix du Français dans la Culture (Québec), 2005 Médaille de la Pléiade pour son rayonnement dans la Francophonie, 2000  World Music Award (Monaco) pour  Notre-Dame-de-Paris, 1999  MIDEM Award (Cannes) pour sa carrière de parolier, 2001 au Hall of Fame of Canadian Music (Toronto), 2011 Panthéon des auteurs-compositeurs canadiens, 1999 Doctorat ès Lettres honoris causa de l’Université Laval (Québec), 2012 Doctorat honoris causa de l’Université de Montréal, 2015 Médaille du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Depuis 40 ans, il a reçu plusieurs Félix au Québec et Victoires de la musique en France pour ses chansons et comédies musicales.

Luc Plamondon est aussi reconnu comme un ardent combattant du droit d’auteur et un grand défenseur de la langue française.
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